lundi 6 juillet 2009

Présentation du nouvel ouvrage d'Anne-Marie Primeau. Entrez. Mais entrez donc!

Entrez. Mais entrez donc ! Anne-Marie Primeau
Aux éditions L'Étranger en soi
Texte de la quatrième de couverture
Coma. Mon père. Pourtant, il m'arrive souvent de rire. Il fait éclater mon rire pendant ses ultimes instants de vie sur terre.
Mort de mon père. Pourtant, je traverse un champ de fleurs en rêve. Éblouissant. Je me réveille le cœur palpitant. Je ne me sens plus de joie !
Mystères. Et encore.


Présentation par l'auteure :
À quelque temps de ces événements, je me suis souvenue de l'écrivain Bernard Clavel, qui avait vécu des situations similaires. Dans l'émission de Bernard Rapp en 1999, Un siècle d'écrivains (France 3), il dit à un moment : Il y a des choses qui vous arrivent dans une vie de romancier qui sont… parfois bouleversantes. Je peux vous donner un exemple.
Il raconte alors qu'après l'écriture de L'or de la terre (Albin Michel, 1984), il donna le ma-nuscrit à lire à deux anciens mineurs, pour, disait-il, ne pas écrire une ânerie qui ferait rire tout le monde. Ces deux mineurs étaient devenus Ministre des Richesses naturelles pour l'un et Grand patron des Mines du Québec pour l'autre. Ceux-ci lui dirent d'emblée que le roman était formidable et qu'il avait dû être mineur toute sa vie. Ils lui dirent aussi qu'il devait s'inspirer de la tragédie qui avait eu lieue à la Mine Belmoral le 20 mai 1980.
Bernard Clavel n'avait jamais été mineur et n'avait pas eu vent de la catastrophe. On lui remit le rapport d'expertise établi à la suite des événements et il découvrit à son retour en France dans son agenda de l'époque - où il notait tout le travail en cours - que la semaine où il écrivait sur la catastrophe de la mine avait lieu la catastrophe de la Mine Belmoral. J'ai été noué, dit-il. Son récit était presque identique à la description du drame survenu. En résumé : mine creusée sous un lac, on perce le plafond et les mineurs sont submergés. Eau glaciale qui les engloutit.
Ce n'est pas le seul élément extraordinaire. Il racontera aussi que le récit de la fin et de la mort de ses parents dans le livre Les fruits de l'hiver était équivalent à ce qu'ils avaient vécu, alors qu'il se trouvait à des milliers de kilomètres de là. C'est la voisine de ses parents qui lui fera le plus beau compliment sur ce livre, en disant : Ça c'est passé exactement comme ça. Comment tu l'as su ?

Certaines personnes donc, hypersensibles, ont accès à un type d'échange via le réel et l'inconscient, soit hors de la conception habituelle du rapport au temps. Dix ans plus tard, j'en fis l'expérience, dans les circonstances que l'on sait.
Dans le même ordre d'idées, Diane Chauvelot décrit avec la force du style dans son livre L'inconscient dans tous ses états (Point Hors Ligne, 1990), que son propre inconscient était très actif lors de la période des quarante-sept jours de coma qu'elle vécut. Les diverses sensations et perceptions qui lui parvinrent dans ces moments où le corps est entièrement soumis aux méde-cins, infirmiers(ères) et appareils en tous genres pour maintenir la vie, sont porteuses d'horizons élargis. Elle soutient que d'aucuns, et pas parmi les plus sots, attestent que l'inconscient perdure par-delà la mort.
Ces questions. Comme l'éclat du bleuté et du rosé de l'iceberg, noués par la beauté pure.


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L'Etranger en soi

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Communiqué envoyé le 06.07.2009 23:28:13 via le site Categorynet.com dans la rubrique Littérature

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